Pour pêcher correctement la carpe, il semble nécessaire de s'intéresser à la manière dont elle vie tout au long de l'année et l'impacts du climat sur son mode de vie
Lorsque la température augmente au début du printemps, les fonctions vitales de la carpe alors réduites par les basses températures hivernales vont de nouveau s'intensifier. Il s'augmente ainsi de plus en plus souvent car il est plus mobile et sa digestion est accélérée. Sortant de cet état léthargique, il va chercher activement de la nourriture.
La carpe ayant un régime omnivore, elle va pouvoir adapter son alimentation en fonction des saisons et de l'abondances des ressources qu'elle trouve à un moment donné. Lorsque la température de l'eau atteind les 18°C, le déclenchement du frai s'opère et elle a besoin de beaucoup s'alimenter pour préparer cette pèriode de reproduction. Au mois de Mai/Juin, lorsque la température de l'eau atteind la température requise, les carpes se regroupent généralement dans les herbiers. Pour parrer à la forte mortalité juvénile causée par la prédation et aux conditions physico-chimiques, elle produit un nombre important de gamètes (environ 100000 oeufs par kilo de son poids). Si la frai n'a pas lieu à cause de certains facteurs, les ovules sont résorbées doucement se qui procure à dame carpe les protéines nécéssaires à sa croissance.
La carpe se nourrit donc beaucoup au printemps. Cette frénésie alimentaire va se stabiliser en été, les eaux atteignant des températures relativement élevées. Elle se nourrit cependant énormément pendant cette période de post-reproduction. La végétation aquatique étant alors développée et hébergeant une réserve de petites proies importante, la carpe aime aller s'y nourrir de nématodes, microcrustacés, mollusques, écrevisses etc. La vie de la carpe par ces températures élevées se passe principalement dans des faibles profondeurs. De plus, l'abondance du phytoplancton réduit la pénétration des rayons du soleil dans les couches d'eaux profondes. Ces phytoplanctons et les divers végétaux ainsi que le vent permettent l'oxygénation de cette couche d'eau peu profonde. La carpe, même si elle n'a pas une grande exigence en matière d'oxygénation du milieu, a besoin d'une bonne oxygénation pour sa croissance. Vous l'aurez compris, en été les carpes sont assez mobiles et elles flanent souvent entre deux eaux.
A l'Automne, l'environnement subi de grosses modifications. Les eaux se refroidissent rapidement, que ce soit en surface ou même par convection en profondeur avec une température entre les différentes couches d'eaux tendant à s'homogénéiser. Cette baisse des températures ainsi que la diminution du jour entraîne la raréfaction des sources de nourriture. Elle se nourrit alors souvent de détritus de végétaux jusqu'a assez tard dans la saison. A la fin de la saison automnale, les carpes d'étang sont déjà entrées en léthargie, les carpes de rivière et de lac suivent rapidement.
La carpe est un animal à sang froid, elle n'a donc pas besoin, comme nous, d'être en activité pour conserver une température corporelle fixe. Quand la température baisse, ces fonctions physiologiques ralentissent de même que ses besoins vitaux. Quand l'eau est infèrieur à 14°C, sa croissance s'arrête et elle cesse quasiment de s'alimenter lorsque le thérmomètre est infèrieur à 5°C. Elles se retrouvent alors plus souvent dans les zones assez profondes qui sont plus tempérées et plus calmes que les zones superficielles. L'activité alimentaire de la carpe est alors plutot diurne surtout lors des périodes de redoux et dans les plans d'eau peu profonds.
Sur les plans d'eau pêchés toute l'année, ce phénomène est beaucoup moins visible et les poissons s'avèrent relativement actifs durant la saison froide car il peuvent trouver de la nourriture régulièrement et ainsi il n'ont pas besoin de faire de grosses réserves alimentaires.